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LE PROCUREUR GENERAL LAURENT PODA à propos des « koglwéogo » : « Le Burkina Faso est un Etat droit où le droit de rendre justice a été confié à la seule institution judiciaire »

Suite aux incidents survenus à Diapaga, Fada et Cinkansé, le procureur général, près la Cour d’appel de Ouagadougou, a animé une conférence de presse ce mardi 15 mars à Ouagadougou. Objectif : rappeler les populations à l’ordre et au respect strict des lois de la République.

« Il n’est pas tolérable qu’une justice privée s’instaure à coté de celle étatique », c’est ce qu’a déclaré le procureur général, près la Cour d’appel de Ouagadougou, Laurent Poda, à propos des agissements des associations d’auto-défense communément appelées koglwéogo. « Nous lançons un appel à la population et à toute association quelle que soit sa dénomination relevant de notre Cours d’appel pour dire qu’il est du devoir de dénoncer au procureur général du Faso ou à la police judiciaire, tout comportement contraire à la loi », a indiqué le procureur général du Faso.
Pour lui, nul n’est censé ignorer la loi et c’est à l’institution judiciaire de rendre justice, notamment les commissariats de police et les brigades de gendarmerie qui sont mis à la disposition du peuple. C’est à ces organes, a-t-il souligné, d’interpeller les délinquants et de veiller à ce que justice soit rendue en collaboration avec toute la chaine judiciaire.

En outre, « le Burkina Faso est un Etat droit où le droit de rendre justice a été confié à la seule institution judiciaire qui rend la justice au nom du peuple, toute justice privée ne sera pas tolérable», a ajouté Laurent Poda. Pour lui, les associations d’auto-défense doivent collaborer avec la police afin de mettre hors d’état de nuire les personnes indélicates. Le procureur a rappelé que les juges ont pour rôle de veiller au respect des droits des citoyens. Sur ce fait, assure Poda, le ministère de la Justice ne saurait rester indifférent face aux actes constitutifs d’infraction au regard de la loi pénale.

Dans tous les cas, la paix sociale ne sera possible que lorsque « le droit que nous nous sommes forgés pour régir la société sera respecté par tous », a précisé le procureur général qui prévient que tous ceux qui agissent hors la loi seront sévèrement sanctionnés.

Salimata Ouédraogo
(Stagiaire)

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