Elle fait partie des valeurs sûres de la musique burkinabè. Révélée au public en 2016 avec son album “ Premiers pas”, elle ne cesse de prouver qu’elle a du talent à revendre. Vous l’aurez certainement deviné, il s’agit de Fleur, à l’état civil Fleur Ouédraogo. Elle est l’invitée de ActuBurkina dans sa rubrique “Vie de stars”. Les échanges ont porté sur la carrière de l’artiste, la “petite pause” observée “pour mieux revenir”, et surtout le single dont elle s’apprête à sortir courant ce mois d’octobre ou en novembre. Voici ce qu’elle nous a confié, le 10 octobre dernier !
Ils sont nombreux, les mélomanes qui se demandent où est passée Fleur. Que leur répondez-vous ?
Fleur avait fait une petite pause. Je pense que depuis trois ou quatre ans voire plus, je n’étais pas permanente mais j’étais toujours active. C’était juste une pause mais pas un arrêt.
C’était une pause pour mieux revenir alors ?
C’est exactement cela. Pour revenir de plus belle.
A ce jour, combien d’années de carrière musicale comptabilisez-vous ?
Je totalise 8 ans de carrière avec un album sorti en 2016 et des singles pour maintenir la cadence. Chaque année ou chaque deux ans, j’essaie de sortir un single pour ne pas être oubliée.
A quand un nouvel album de Fleur ?
Je n’ai pas de date pour l’instant mais un nouvel album, peut être en 2025 ou en 2026. Quand Dieu jugera du moment propice, je le ferai. Mais là nous sommes en plein travail et très bientôt, il y aura un single. Je n’ai pas la date exacte mais ce sera pour ce mois ou le mois prochain. Les mélomanes auront donc quelque chose d’ici là.
Vivez-vous uniquement de la musique ou menez-vous d’autres activités ?
Pour l’instant, je ne vis que de la musique. C’est bizarre, je ne suis pas trop active mais je vis de la musique.
Vous avez dit pour l’instant. Est-ce à dire qu’il y a des projets dans des domaines précis ?
Oui, je dis pour l’instant parce que j’aspire à avoir une 2e, une 3e ou une 4e activité. C’est le souhait de tout un chacun de ne compter sur une seule source de revenu. J’espère que d’ici là, il y aura autre chose à faire et que je pourrai expliquer aux gens. Sinon pour l’instant, je ne vis que de la musique.
Certaines personnes affirment que le milieu du showbiz est un milieu “ pourri”, où les femmes artistes sont victimes de propositions indécentes. Vous en tant que femme artiste, avez-vous déjà été confrontée à cela ?
Je dirai que dans tous les domaines, il y a des propositions indécentes. En effet, les gens ont l’impression que le showbiz est plus sale que les autres milieux, mais je dirai que c’est la même saleté qui existe dans tous les milieux. Il n’y a pas que dans le showbiz. Dans tous les domaines, en Afrique, c’est pareil. Dans mon milieu, je ne vis pas pire. C’est notre milieu qui est plus en lumière, sinon il y a des domaines où c’est pire. Mais on essaie de s’accrocher et de se dire qu’ici n’est pas pire qu’ailleurs. J’essaie tant bien que mal de vivre là dedans.
Que pensez-vous de la musique burkinabè aujourd’hui ?
Je pense qu’elle fait son petit bonhomme de chemin. Elle tente de bien s’en sortir dans cette situation d’insécurité que le pays traverse, et qui est très éprouvante pour le showbiz burkinabè, pour tous les acteurs du showbiz et pour tous ce qui gravitent autour. Tous les secteurs sont impactés négativement mais on essaie de tenir bon, d’être résilients et se dire qu’un avenir radieux va s’offrir à nous très bientôt. Car il faut bien s’accrocher à un espoir et c’est à cela qu’on s’accroche.
Y a-t-il un concert en vue ?
Oui, j’ai un concert à Bobo-Dioulasso, le 26 octobre 2024 pour le festival des Rencontres musicales africaines (REMA). Je profite de votre canal pour inviter la population bobolaise à sortir massivement. Nous serons nombreux sur scène et je crois que chaque festivalier aura sa part de plaisir. Ils seront servis comme des rois et des reines.
Quel est le message que vous avez à adresser à tous ceux qui aiment votre musique, à vos fans d’ici et d’ailleurs ?
Propos retranscrits par Colette DRABO