Le président américain a signé, mercredi, un décret ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales qui « ne servent plus les intérêts américains ». Parmi elles, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), traité fondateur de tous les autres accords climatiques internationaux.
Le président américain a signé, mercredi, un décret ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales qui « ne servent plus les intérêts américains ». Parmi elles, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), traité fondateur de tous les autres accords climatiques internationaux.
Le décret signé mercredi par le président Trump ordonne le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, dont environ une moitié liée à l’Organisation des Nations unies (ONU). La plus importante est la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), traité fondateur de tous les autres accords climatiques internationaux, conclu en 1992 lors du sommet de la terre de Rio. Ce même traité qui sous-tend l’organisation annuelle des conférences mondiales sur le climat : les COP. C’est la première fois qu’un pays décide d’en sortir.
Le retrait concerne aussi le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), la référence en matière de science climatique, ainsi que d’autres organisations liées à la protection de la planète, comme l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), ou encore ONU-Eau.
Le climat n’est pas la seule cible de l’administration Trump, qui s’en prend à d’autres principes défendus par les Objectifs de développement durable de l’ONU, destinés à améliorer l’avenir de l’humanité, comme l’égalité femme-homme. Le décret publié mercredi exige ainsi la sortie des États-Unis du Fonds des Nations unies pour la population, spécialisé dans la santé de la mère et de l’enfant, et d’ONU-Femmes.
Il a décidé de nouveau de claquer la porte à l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sans oublier la coupe de l’aide américaine à de nombreuses agences onusiennes, forcées de réduire leurs activités sur le terrain, comme le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) ou le Programme alimentaire mondial (PAM).
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a accusé les organisations visées de promouvoir une « idéologie progressiste », dénonçant notamment « les campagnes pour l’égalité de genre et l’orthodoxie climatique ».
Rassemblé par actuburkina

