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ECHEC DU DIALOGE MOJORITE / OPPOSITION : « On fait quoi maintenant ? »

Dans la réflexion ci-dessous, le MOCER se dit attristé par l’échec du dialogue inclusif entre la majorité présidentielle et l’opposition politique. Pour lui, il est regretable que des fils et filles de ce pays ne parviennent pas à un préalable. Lisez !

Que recherche réellement la classe politique burkinabè ?

C’est avec tristesse et désolation que nous avons appris à travers les antennes de la télévision nationale au journal de 13 heures 15, le constat fait par le président du Faso, de la difficulté pour la classe politique à dialoguer pour le devenir du pays. C’est vraiment tristantique comme dirait l’autre.
Deuxième tentative, deuxième échec. Après les stades recto -verso, les intercalaires, les appels simultanés au dialogue et les visites de courtoisie, nous sommes maintenant appelés à croiser les bras et attendre vraisemblablement une bénédiction divine pour notre pays. Pour le MOCER, il est regrettable que des fils et filles de ce pays ne parviennent pas à un préalable de dialogue. Dans le cas actuel, on ne parle même pas de dialogue d’abord, mais de préalable. On peut discuter sans parvenir à un consensus, mais refuser même de discuter est hautement dommageable pour les pauvres
citoyens qui n’aspirent qu’à la quiétude sociale. Aujourd’hui, tout le monde s’accorde sur les risques réels d’une crise sociale dans le pays, nonobstant cela, la classe politique refuse de respecter leur propre principe : le dialogue pour préserver la paix nationale. A y voir de près, c’est comme si chacun a répondu à l’appel du président tout en reconnaissant consciemment que ça n’allait aboutir à rien. Nous sommes dans une logique où c’est mon idée ou rien. Tu acceptes mon point de vue et on discute, sinon je refuse de te parler. Ainsi va le Burkina.
Le MOCER a une question pour la classe politique et pour tous les acteurs de la société civile qui est toute simple : ON FAIT QUOI MAINTENANT ?
Au regard de la situation actuelle, qui prendre pour responsable au cas où le pays venait à connaître une situation de crise ? Nous pensons qu’il est vraiment temps de trouver une solution à cette situation. Une chose est sûre, et cela n’est pas spécifique au seul cas du Burkina, la classe politique va dialoguer et elle dialoguera. La classe politique ivoirienne avait refusé de dialoguer, elle a dialogué, elle est en train de dialoguer et veut même un dialogue inclusif. Là-bas on reconnaît même le devoir républicain de dialoguer d’avec ceux qui ont mis le pays dans le chaos pendant dix ans. La Centrafrique, avec sa cinquième mission onusienne va dialoguer. Au Burkina Faso, si la classe politique décide de dialoguer après un chaos total, tout dépendra d’elle. C’est son choix.
Mais, pour le MOCER, il est inutile de se voiler la face. Personne ne sortira grandi d’une situation de crise. Il n’est tracé nulle part la liste de ceux qui en pâtiront de cette crise et ceux qui en sortiront
vainqueurs. Toujours, seuls les innocents paieront une lourde tribu surtout les femmes et les enfants.
Visiblement, c’est le choix opéré par la classe politique nationale. Si elle est devin, que Dieu l’accompagne sur cette voie. Quand des Hommes vont vers les ancêtres (autorités coutumières), prient dans les maisons de Dieu (autorités religieuses), disent au peuple qu’ils feront tout pour la paix et refusent de le faire, c’est drôle. De toute façon, au pays des Hommes intègres, il y a une chose qui est sûre : seule la parole a toujours rassemblé les citoyens de ce pays et non les muscles. Il ne sert à rien de jouer à Tarzan. Chers frères et sœurs de la classe politique, faites de ce pays ce que vous voulez.

Que Dieu Benisse le Burkina

Le MOCER, c’est le Faso d’abord, le Faso toujours

OUATTARA Kassoum
Président

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