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Projet Target malaria : des OSC disent non au second lâcher de moustiques

Une quarantaine d’organisations de la société civile engagées dans la veille sur les activités biotechnologiques au Burkina ont tenu une conférence de presse ce 30 mai 2024 à Ouagadougou. Objectif, prendre l’opinion nationale et internationale à témoin sur son refus catégorique au second lâcher de moustiques du projet Target malaria.  Ces organisations vont même jusqu’à demander l’arrêt immédiat dudit projet.

Six (6) années après la première phase d’exécution du projet Target malaria qui avait procédé au lâcher de moustiques génétiquement modifiés à Bama dans une commune rurale de Bobo-Dioulasso, un second lâcher de moustique est iminnent avec la deuxième phase dudit projet. En effet, une quarantaine d’organisations de la société civile engagées dans la veille sur les activités biotechnologiques au Burkina à travers une conférence de presse ce 30 mai 2024 a exprimé son refus catégorique au second lâcher de moustiques du projet Target malaria.

Selon les organisateurs de cette conférence, les expérimentations menées par ledit projet au Burkina ne sont non seulement pas en phase avec la loi portant régime de sécurité en matière de biotechnologie mais aussi avec les conventions internationales que le Burkina a ratifiées notamment le protocole de Carthagène.

A en croire le représentant des OSC, Ali Tapsoba, malgré les avis d’experts sur la question qui appellent à une certaine méfiance sur une technologie hasardeuse qui n’a produit aucun résultat probant dans le monde, Target malaria persiste à vouloir réaliser sa deuxième phase alors que le rapport d’évaluation de la première n’a pas été rendu publique. Ali Tapsoba et ses camarades ont invité l’Agence nationale de biosécurité en tant qu’institution de contrôle des activités biotechnologiques sur le territoire national, à prendre ses responsabilités en refusant d’accorder encore une autorisation de lâcher de moustiques.

Pour ces OSC si l’objectif du projet Target malaria est d’en finir avec le paludisme au Burkina, elles pensent qu’il existe des solutions plus saines pour y parvenir en l’occurrence une bonne politique d’aménagement du territoire ; une bonne politique d’assainissement du cadre de vie ; et la promotion de certaines plantes réputées efficaces tels l’Artemisia. En plus de ces solutions, elles encouragent la vulgarisation du vaccin mis au point à Nanoro par des chercheurs Burkinabè et validé par l’OMS.

Pour rappel, la  quarantaine d’OSC engagées dans la veille sur les activités biotechnologiques au Burkina sont réuni au sein des six (6 ) faitières que sont : La COPAGEN, le COASP, AfriTap, FIAN Burkina Faso, Terre à vie et CNABio

Kiswendsida Fidèle KONSIAMBO

 

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