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Ghislain Dabiré, porte-parole de la CNAVC:  “un non à l’appel de la nation aujourd’hui est impardonnable et incompréhensible”

 Les membres de la Coordination nationale des associations de la veille citoyenne (CNAVC) se sont retrouvés, ce 22 août,  comme ils l’avaient annoncé le 20 août dernier, devant le Palais de justice de Ouagadougou, pour protester contre la sortie de l’intersyndicale des magistrats fustigeant  les réquisitions de certains de ses membres. Pour eux, le communiqué de l’intersyndicale est une remise en cause de la mobilisation générale initiée par les autorités.

Ils l’avaient annoncé lors de leur conférence de presse du 20 août dernier. Eux, ce sont les membres de la Coordination nationale des associations de la veille citoyenne (CNAVC) encore appelés les “Wayiyans” qui se sont fortement mobilisés pour se faire entendre du monde judiciaire. Après leur rassemblement à la Place de la nation, ils ont battu le pavé jusqu’au Palais de justice de Ouagadougou pour exprimer leur mécontentement suite au communiqué de l’intersyndicale des magistrats ayant jugé “illégales” les réquisitions de certains des leurs.

 

La « procession » des « wayiyans » vers le Palais de justice

 

Selon  Ghislain Dabiré,  membre de la CNAVC, son  mouvement ne peut rester silencieux face à un “ tel acte tendant à  remettre en cause les fondements même du système judiciaire”. A son avis, le communiqué de l’intersyndicale “dans sa teneur et sa démarche présente  un risque sérieux de saper l’autorité et la crédibilité de la justice dans notre pays”.  Pour lui, dans ce contexte difficile que traverse le pays, toute personne appelée à aller défendre la patrie, doit s’exécuter pour la  reconquête du territoire. “Cependant, nous avons constaté, à travers le communiqué de l’intersyndicale, une remise en cause de l’esprit de la mobilisation générale  et la mise en garde appliqués à l’égard de  certains magistrats”, a déclaré Ghislain Dabiré ajoutant que “ les frondeurs se sont dérobés d’une obligation morale, loyale, légale, légitime et même patriotique, en proférant  des accusations mensongères contre nos autorités “.

Les membres de la CNAVC ont répondu massivement à l’appel

 

Mais pour lui, la question de la nation surpasse les intérêts individuels encore moins partisans. « Nous tenons aussi à les rappeler que la justice est au service de l’intérêt général et non le contraire. Pour cela, nous voudrons que l’ensemble de vos collaborateurs comprennent qu’un non à l’appel de la nation aujourd’hui est impardonnable et incompréhensible. Au contraire, il appartiendra à chacun de saisir cette occasion pour écrire leur nom dans les annales de l’histoire du Burkindlim “, a martelé le porte-parole des “wayiyans” face aux responsables du TGI Ouaga 1.

En tout état de cause, les manifestants ont indiqué que la justice étant l’une des institutions fortes de l’existence d’une nation, “nous ne permettrons à qui que ce soit d’engager des manœuvres impopulaires tendant à ternir son image”. Tout en dénonçant “l’attitude et le chemin adopté par l’intersyndicale des magistrats qui s’éloigne du devoir de réserve et de neutralité”, les “Wayiyans ont appelé le Conseil supérieur de la magistrature à “agir promptement et avec fermeté pour restaurer la confiance du peuple burkinabè vis-à-vis de son système judiciaire”. Ils n’ont pas manqué d’inviter “l’ensemble des magistrats qui rament à contre-courant des mesures de réquisitions, à revenir à la raison tout en gardant à l’esprit les intérêts supérieurs de la nation

Aicha OUÉDRAOGO

(Stagiaire)

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