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Elections de 2020: « le MPP bat campagne en finançant bruyamment (…) des distributions de CNIB », dixit le CFOP

Délivrance de Cartes nationales d’identité burkinabè (CNIB) par des personnes privées, sortie médiatique du Syndicat autonome des agents du ministère des Affaires étrangères (SAMAE), condamnation de blogueurs burkinabè, politisation du Médiateur du Faso, etc. Tels sont les sujets qui ont été abordés à l’ordre du jour lors du point de presse hebdomadaire du Chef de file de l’Opposition politique (CFOP). A l’occasion, Jean-Hubert Bazié, président de de la Convergence de l’Espoir et Adama Séré, président du Rassemblement des écologistes du Burkina (RDEBF), étaient face aux journalistes le 18 février dernier à Ouagadougou.

Délivrer des CNIB aux populations est un devoir de l’Etat et les Burkinabè doivent être égaux dans leur obtention. C’est dans cet ordre d’idée que le CFOP a affirmé, au cours de sa conférence de presse de ce mardi 18 février, avoir adressé une lettre en date du 23 octobre au Président du Faso. La copie de cette correspondance qui a été livrée à la presse, fait cas de négociation que l’Opposition a menée avec des partenaires du Burkina et dont elle a obtenu un financement pour la délivrance de la CNIB à 500 F CFA afin de permettre que celle-ci soit plus accessible aux bourses des Burkinabè les plus démunis. Ainsi, les conférenciers semblent s’offusquer de voir que « le MPP batte campagne en finançant bruyamment et en toute impunité des distributions de CNIB dans les provinces » et ce, alors que, selon elle, aucune suite n’a été donnée à sa missive.

Le CFOP s’est aussi exprimée sur la lettre ouverte d’Etienne Traoré adressée au Président du Faso quant à une « politisation du Médiateur du Faso » par sa première responsable, Saran Séré. Sur la question, le CFOP, par la voix d’Adama Séré, a salué le fait que cette « dénonciation » soit intervenue de la part d’une personnalité membre d’un parti membre de la Majorité présidentielle. « Médiateur de la République ne saurait être un acteur partisan du jeu politique », a souligné représentant du CFOP. « Déjà à la nomination de Mme Saran Séré au poste de Médiateur, de nombreux Burkinabè s’en étaient inquiétés en raison de son statut de chef de parti politique », a fait remarquer Adama Séré qui a conclu que,  « de par son activisme politique, Saran Séré a jeté un discrédit sur une fonction jusque là très respectée». Suite à la récente attaque enregistrée dans le village de Pansi, l’Opposition a indiqué qu’il était impératif que l’Etat sécurise les lieux de culte et crée un Observatoire national des libertés religieuses.

Le CFOP dit avoir fait des propositions sur la réconciliation nationale suite à une invite du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale. Selon les conférenciers, ces propositions seront soumises incessamment au MATDCS.

En ce qui concerne la condamnation des activistes en l’occurrence Aminata Rachow, Lahousséni Tahar Ouédraogo et Naïm Touré par le Tribunal de Grande instance, l‘Opposition politique a souligné que, « loin de vouloir remettre en cause une décision de justice », ces trois blogueurs contribuent « immensément » à la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance. Et elle a ajouté que « le peuple burkinabè veut que les dossiers tels que ceux du charbon fin, les audiences monnayées à la Présidence du Faso etc., soient aussi traités rapidement ». Mais hélas, disent constater les porte-voix du CFOP, « les titres de séjour de la MACO ne sont pas pour tout le monde, surtout pas pour les délinquants distingués et les vrais qui se recrutent au sein d’un pouvoir en fin de vie ».

Quant à la polémique née suite la sortie médiatique du SAMAE sur l’affectation de 30 policiers dans les représentations diplomatiques et consulaires, pour le CFOP , « les dénonciations du syndicat sont justes et patriotiques ». Car, n’ont-ils pas manqué de se justifier, « nous sommes en guerre, et l’heure devrait être au retour de nos FDS au Faso pour défendre, nos populations massacrées quotidiennement ».

Samiratou OUEDRAOGO

(Stagiaire)

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