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EDUCATION : un café littéraire pour  susciter le goût de la lecture chez les élèves

Le   mercredi 18 novembre 2020, s’est tenu un café littéraire au Juvénat Saint Camille Garçons à Ouagadougou. L’objectif de ce café littéraire était de faire la promotion des auteurs burkinabè et de la lecture en milieu scolaire.

La tenue de ce café littéraire qui avait pour but de faire la promotion de la lecture et des auteurs burkinabè a consisté à discuter autour de l’œuvre « Le succès au gout de l’échec »  de l’auteur Saïdou Didier Lonfo. A cet effet, les parents d’élèves et les élèves du club de lecture ont massivement fait le déplacement  pour prendre part à l’activité. Pierre Marie Bilgou, directeur du Juvénat Saint Camille Garçon, s’est dit honoré du fait que cette activité se tienne dans son établissement pour sa toute première édition, en dehors de la médiathèque. A son avis, la culture littéraire est d’une importance capitale dans la société, mieux,  c’est un facteur d’éducation, d’éveil, de développement, de paix, de cohésion sociale, etc. Selon Pierre Marie Bilgou, formateur au Juvénat Saint Camille Garçon, il suffit d’entendre s’exprimer les élèves ou de voir leurs devoirs pour comprendre que la lecture a vraiment foutu le camp. C’est pourquoi il a dit accueillir l’évènement avec joie et n’a pas tari pas d’éloges quant aux bienfaits de la lecture en milieu scolaire. Pour lui, ce café littéraire servira à coup sûr à éveiller le goût de la lecture pour les élèves et à améliorer leur qualité d’expression orale et écrite. C’est donc, à son sens, une grande espérance pour les élèves pour qui  la lecture n’est plus coutume. A en croire Moussa Belem, premier adjoint au maire de Ouagadougou, si le café littéraire se tient en dehors de son cadre habituel, c’est pour répondre aux grands maux qui requièrent les grands remèdes car, dit-il, il était difficile de déplacer les élèves jusqu’à la Médiathèque. « C’est le terrain qui commande la manœuvre », a-t-il relevé indiquant que pour résoudre le  problème du désintéressement de la lecture par les élèves, il est ressorti de la réflexion autour de la question, cette nouvelle initiative qui consiste à  se déplacer vers les élèves. Il n’a pas manqué de signifier sa joie quant à cette aubaine qui s’offre aux élèves pour se cultiver, s’exprimer et de dire en toute liberté ce qu’ils pensent car selon lui, ces opportunités n’existaient pas à leur  époque. Il a par ailleurs invité les élèves à s’adonner à la lecture qui, pour lui, renferme beaucoup de richesses, de connaissances, de savoirs, etc. Il a cependant déploré l’absence de lectorat face à l’effervescence des auteurs burkinabè qui produisent de bonnes œuvres. Pour lui, la tenue de cette activité prend tout son sens dans la mesure où elle permet de cultiver le gout de la lecture et aussi permettre de faire la promotion des auteurs burkinabè ainsi que leurs œuvres. Saïdou Didier Lonfo, l’auteur de l’œuvre « Le succès au goût de l’échec », situe son œuvre dans le contexte éducatif actuel. En effet, l’œuvre traite de la vie d’un monsieur qui a mis à la disposition de ses enfants tous les moyens financiers et matériels pour assurer leur avenir mais sans toutefois leur apprendre ce qu’est le manque, la souffrance, l’autonomie, etc. Au soir de sa vie, ce dernier s’est rendu compte qu’il avait, en réalité, mené un vain combat et qu’il avait raté l’éducation de ses enfants. A entendre parler l’auteur, c’est ce triste constat qu’il fait de l’éducation, de nos jours, qui ne fait que se dégrader davantage.

Fatimata COMPAORE

(Stagiaire)

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