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MOUVEMENT PLUS RIEN NE SERA COMME AVANT : quand une conférence de presse finit en queue de poisson

La conférence de presse du Mouvement/ Plus rien ne sera comme avant (M/PRSCA) prévue pour ce 30 novembre a été perturbée suite à  l’irruption de quelques membres du bureau  au Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ), alors que le coordonnateur  était en train de livrer sa déclaration liminaire.

 

Chaude matinée au Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ)  où devait se tenir la conférence de presse du Mouvement/ Plus rien ne sera comme avant (M/PRSCA), ce 30 novembre.  Finalement, elle n’aura pas lieu car à peine le coordonnateur du mouvement, Idrissa Nogo,  a-t-il entamé sa déclaration liminaire qu’il  sera  interrompu par des membres  qui ont fait irruption sur les lieux, visiblement en colère.  Il faut noter que cette conférence de presse  devait porter sur la récente grève du Syndicat national des travailleurs de la santé  humaine et animale (SYNTSHA) et ses effets collatéraux  sur les malades  ainsi que sur la polémique autour  du service minimum en période de grève. Selon  les manifestants, lors d’une rencontre la veille, ils avaient demandé au coordonnateur de reporter ladite conférence et ce dernier était consentant. Ils disent ne pas comprendre pourquoi s’est-il entêté à tenir coûte que coûte ladite conférence. « Hier soir (NDLR : le mardi 29 novembre)  nous lui avons demandé de reporter et il était d’accord. S’il ne doit pas cette conférence à X ou Y, pourquoi s’entêter à la  faire. S’il doit cette conférence de presse à des gens, nous disons non.  Ce n’est pas le rôle d’une OSC. .. Quand on dirige une OSC et que  95%  des membres vous demandent d’annuler une chose, et que vous vous entêter,  c’est que ce n’est pas clair », a martelé Claude Ouédraogo, secrétaire général du M/PRSCA.

26 décès enregistrés à l’hôpital Yalgado Ouédraogo

 

Tout en déplorant  la grève du SYNTSHA sans  service minimum,  il a dit ne pas comprendre le coordonnateur  qui critique cet état de fait alors que la même chose s’est déroulée au niveau des médias publics sans qu’il n’ait daigné le moindre petit doigt. « Nous avons déploré la grève du SYNTSHA parce qu’il n’y avait pas de service minimum.  M. Nogo est de la presse qui est allée en grève sans service minimum. Cela a coïncidé avec l’ouverture du SIAO qui n’est pas passée sur les antennes de la RTB. Il pouvait animer une conférence de presse pour dénoncer cette attitude mais il ne l’a pas fait », a-t-il dit. Pour les manifestants, cette attitude du coordonnateur est donc  suspecte. « Nous souhaitons que notre mouvement soit respecté par tous. Nous avons un idéal mais lorsque nous constatons  que nous allons à la dérive, je crois bien qu’on se dise certaines choses », a confié le SG.

Mais pour le coordonnateur, « ce sont des insinuations, des allégations non fondées ». Son souci était, après avoir rencontré le ministre de la Santé et les responsables du SYNTSHA,  de donner les « informations fiables et officielles  à  l’opinion nationale et internationale ». « Pour ce qui concerne les raisons de ces perturbations, je n’en sais rien. Il y a eu  consensus pour la tenue de la conférence de presse… Je suis surpris de constater ces perturbations », a-t-il déclaré avant d’ajouter que « le M/PRSCA se porte à merveille, et  même très bien ».

A l’en croire, 26 décès ont été enregistrés à l’hôpital Yalgado Ouédraogo  au cours de la période de la grève. Et de souligner  que « le M/PRSCA n’a  pas dit que c’est la grève du SYNTSHA qui a tué les 26 personnes ».

 

Colette DRABO

 

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